SNHack Projets

====== Erasmus+ - application 2 Fevrier 2017 - start June 2017 / end : June 2018 ====== With Relais Culture Europe = http://www.relais-culture-europe.eu/. http://site.erasmusplus-jeunesse.fr/formuamire-de-candidature-partenariat-strategique-action-cle-2.html http://site.erasmusplus-jeunesse.fr/index.php?page=documents-a-telecharger.html http://site.erasmusplus-jeunesse.fr/uploads/images/documents/eform%202017/E+Technical%20guidelines%20for%20completing%20application%20eforms_Call2017%20.pdf ====== Description of the project ====== 1- Explain the context and the objectives of your project as well as the needs and target groups to be addressed ? Why should this project be carried out transnationality ?\\ 2- In what ways is the project innovative and/or complementary to other projects already carried out ?\\ 3- How did you choose the project partners and what will they bring to the project ? Does it involve organisations that have never previously been involved in a similar project ?\\ 4-How will the tasks and responsabilities be distributed among the partners ? 5- What are the most relevant topics addressed by your project ? 6- What results are expected during the project and on its completion ? 7- Please briefly describe how you will select and involve participants in the different activities of your project ? 8-Participants with fewer opportunities: does your project involve participants facing situations that make their participation more difficult ? 9- Please describe briefly how and in wich activities these persons will be involved ====== Theme: Art-Science-environment & landscape ====== Contents:\\ -Do together\\ -Autonomy / Interdependence / Network\\ -Technical know-how / Art and Science\\ -Poesis- Artificiality vs nature\\ -Creation / Landscape / envirt\\ -Interactions / eco-logy-nomie ...\\ - Non-locality of perception\\ - Nomadism / movement / displacement\\ - Polymorphism / Work of intermediate spaces (friches urbaines et rurales)\\ With this first ERASMUS + program (100% EU funding) we could finance mobility and research between Hranice / Amsterdam / Bxl / Saint-Nazaire between June 2017 (meeting in Saint-Nazaire) and June 2018, so we can prepare and we could follow up on a EUROPE CREATIVE program (financing 60% EU - application october 2017-start on June 2018).\\ I will send you a first text (in english) and idea around these perspectives ;)\\ (dépot le 2 Février-instruction à Bordeaux) - financement europe 100% pour "partenariats stratégiques-formateurs de jeunesse pour nos workshop / Art et jeunesse (jeune artistes de - 30ans)" autour des modules SNhack-(n)A/White Spirit/workshop Boite carrée/Résidences KRA-artlab/Foam-Machine Wilderness ?/ Gert asbl ?, démarrage du projet en Juin 2017 / Mobilité/formation des formateurs de jeunesse (pour qui ? : pour nous le noyau d'artistes et éventuellement quelques étudiants des beaux-arts/adhérents avertis de Snalis/étudiants de l'IPEM-Gand ?, jeunes artistes de nos réseaux européens) - Inventer des formes d'intervention pédagogique (Workshops avec ateliers nomades et modules SNhack...)- Erasmus+ permettrait d'organiser une première phase de discussion entre nous les partenaires, un temps de rencontre avec Guy et Theun au printemps 2017 sur le site du (n)A et de l'université de Saint-Nazaire, ERASMUS+ permettrait de financer la mobilité et l'écriture (visite d'étude et workshop) en vue de réunir des partenaires locaux et internationaux et déposer un plus gros projet Europe Creative en Octobre 2017 Links : En anglais ici : http://ec.europa.eu/programmes/erasmus-plus/opportunities-for-organisations/innovation-good-practices/strategic-partnerships_en Guide : https://ec.europa.eu/programmes/erasmus-plus/sites/erasmusplus/files/files/resources/erasmus-plus-programme-guide_en.pdf Lien :\\ http://site.erasmusplus-jeunesse.fr/uploads/images/documents/Fiche%20mode%20emploi%202016/2016_Fiche_KA2_Partenariats_strategiques.pdf ====== EUROPE CREATIVE / application October 2017 - start June 2018 / end : June 2019 ============ Europe Creative (Bruxelles) poursuit ce qui a été engagé par ERASMUS+- les actions doivent être différentes d'ERASMUS+ : Avec les premières pistes de reflexion depuis Octobre + texte d'Anaïs (Merci Anaïs!!) et après discussion avec Fabienne Trotte du Relais Culture Europe (les rendez-vous individuel + workshop à la région), il y aurait possibilité d'écrire et déposer un projet Europe Créative en Octobre 2017 (Financement : 60% EU/40% de financements public/fonds propres/masse salariale/privé de chaque structure...) / L'EU fait une avance de 70% des 60% au début du projet, elle verse 30% une fois le projet terminé (pas de minimum de budget pour favoriser les ttes petites structures). Dépot en Ocobre 2017-réponse en Avril 2018- début du projet en Mai 2018 pour 24 mois. Au regrad des objectifs de l'Europe voici les possibilités ou nous aurions le plus de chance d'être séléctionnés (en tant que micro-structures, nous pourrions choisir les objectifs de la mobilité et de l'accès au numérique) : ART/ENVIRONNEMENT/PAYSAGE/SCIENCE Eprouver le paysage à l'ère des infrastructures, de l'informatique et du numérique Sur la question de la mobilité et du nomadisme : En tant qu'artiste, on repense nos façon d'interagir avec un public, une communauté d'artiste, des territoire/paysage ? Sur la question du numérique : Comment poser la question de l'autonomie / outils nouveaux à travers le numérique Objectifs :\\ -Faire ensemble\\ -Autonomie/interdépendance/Réseau\\ -Savoir-faire technique / Art et Science\\ -Poesis- Artificialité vs nature\\ -Création/Paysage/envirt\\ -Interactions / éco-(logie, nomie...) - Non localité de la perception\\ - Nomadisme/mouvement/déplacement\\ - Polymorphysme/Travail des espaces intermédiaires\\ Impact ? (à développer) : renouvellement des pratiques, savoir-faire, façon de créer.\\ Bon, c'est un peu brouillon pour le moment :) on s'appelle pour échanger la dessus ! ====== Greffes, fragments, modules, systèmes d'échange et partages en art, ou : C'est peut-être parce qu'il laisse une place à l'ignorance, que l'empirisme est créatif. ====== **Texte d'Anaïs pour proposition ERASMUS+ - 02/02/17** Le terme « module » peut tout autant qualifier une mesure qu'un petit élément s'intégrant facilement dans un ensemble. En informatique, il s'agit d'un matériel, (par exemple un ordinateur) dont les possibilités peuvent croître par adjonction d'éléments (modules) autonomes ou interconnectés, présenté sous la forme de modules (d'apr. Mess. Télém. 1979 et Le Garff 1975). On peut parler de mémoire modulaire, ou encore d'une méthode de programmation qui consiste à grouper des fonctions en modules reliés entre eux par des interfaces (d'apr. Le Garff 1975). En art, c'est souvent l'architecture que l'on qualifie de modulaire et les exemples sont nombreux, surtout depuis la préfabrication en série : le Crystal Palace de Joseph Paxton (1851), les édifices de l'école de Chicago, les textile blocks de Franck Lloyd Wright, la structure du dôme géodésique de Buckminster Fuller, le modulor de Le corbusier, Habitat 67 de Moshe Safdie, les architectures de Ludwig Mies van der Rohe, de Jean Nouvel, de Dominique Perrault, etc. Les appartements peuvent être vus comme des petites cellules, connectées les unes aux autres. C'est le cas par exemple dans Plug-in City (2000) d'Alain Bublex, un projet se situant dans la filiation des créations de Peter Cook (Plug-in City, 1964) et des bungalows de chantiers. Ces derniers servent d'ailleurs souvent de modules pour l'architecture : le Freitag Shop Zurich de Spillmann Echsle Architects, l'Aspern urban development info Center de VMA, les propositions d'Adam Kalkin, de Clive Wilkinson, de Ross Stevens, de MVP architects, etc. En peinture, en dessin, dans les arts décoratifs, un motif peut être répété, géométrique ou non, identique à chaque fois, il s'agit alors d'un système modulaire : les rouleaux chinois, les Indiennes, les tapisseries d'Arts and Crafts, les peintures de De Stijl, de Roy Lichtenstein ou encore en tant que base de certaines typographies. Le caractère modulaire constitue la base du minimalisme en sculpture. Au XXème siècle, la Colonne sans fin (1918-1938) de Brancusi, dont le socle, module rhomboïde, est répété, potentiellement à l'infini, donnait les prémisses des 144 carrés d'étain (1975) de Carl André. Les modules parcourent le minimalisme : les Stacks de Donald Judd et les structures de Sol LeWitt en sont des exemples. C'est la répétition du même qui donne son caractère de modularité à un système. Là se trouve la différence avec le fragment. En effet, sorti de son contexte, le fragment trouve une nouvelle singularité, bien que celui-ci continue à porter les marque du contexte plus général dont il provient. Un fragment de module n'est plus qu'un vestige de module, mais il est aussi une trace, un échantillon. En histoire de l'art, on parle également des modules de proportions classiques mais, alors, rarement, de programmation. Peut-il y avoir un dessein artistique sans programme ? Depuis la Renaissance, la différence entre art et artisanat se situe précisément là. Les objets, qu'ils soient artistiques ou non, sont pour une part programmés. On les pense, on les dessine, on les fabrique, on les utilise. Cette conception classique selon laquelle l'artiste conçoit et l'artisan fabrique, bien que mise à mal par les avant-gardes, à la vie dure. Ainsi, depuis Léonard de Vinci, tout l'art serait conceptuel (il faut se souvenir, à ce propos, du fameux Ut pictura poesis qui a « érigé » la peinture au rang d'art majeur). Que penser de prototypes ouverts qui peuvent être construits par n'importe qui, dans le cadre d'ateliers pensés comme des performances, par exemple les Poulains de Douglas Irving-Repetto ? Quelle est la nature de la recherche artistique ? Les dispositifs de Dominique Leroy, Jean-François Rolez, ceux de Fabrice Gallis, de Luc Kerléo, dévoilent une certaine plasticité de la recherche en art, dont les modalités et les protocoles permettent de réaffirmer les liens entre recherche et création. La création, ici, entendue comme activité de conception, autant que de production. C'est une recherche modulaire du module en quelques sortes, car celle-ci se crée, se ré-affirme, se fonde, s'organise, se convient, se communique, s'ajuste, se poursuit en présence de l'autre et relativement à l'autre. Ce n'est ni forcément coûteux, ni forcément compliqué, long, ou teinté de machinisme (sauf parce que les traces de la machine sont latentes, souvent). C'est moins le sens de la machine que le sens de la logique dont il s'agit ici. Celui de l'adaptation, de l'économie du temps, la notion d'apprentissage, celle de collectif (les éléments électroniques comprennent déjà, en eux-mêmes, de manière latente et tangible, la notion de collectif). La critique ne passe pas ici, non plus, par la mise en échec des systèmes (machiniques, électroniques ou numériques). Il est intéressant de réfléchir, dans le cadre de cette collaboration ALOTOF, à la place de l'ingénierie et des compétences techniques qui lui sont habituellement associées en art. Les projets proposés semblent partager certaines qualités : l'adaptation, le caractère évolutif, léger, réactif, l'autonomie, le ré-emploi, la greffe. Qu'il s'agisse d'interfaces, d'installations, d'environnements (virtuels ou non) partagés, la place de la technique est cruciale et, souvent, les dispositifs de production (et de monstration) sont mutualisés. Cela est rendu possible car les équipements sont choisis pour être adaptables, généraux, modulables. Ce qui ne manque pas de nous rappeler que les moyens font partie de la recherche. ALOTOF semble permettre de mettre au jour le caractère co-construit d'un travail de recherche, et pas simplement une co-émergence des propos ou des pratiques. D'ailleurs il apparaît que les énoncés ne soient jamais extérieurs à la pratique ou à l'expérimentation technique. L'empirisme s'applique aussi à la technique lorsqu'on expérimente, dans la mesure où l'on ignore à quel point l'organicité des systèmes est entropique. La démarche expérimentale fait la part belle à l'ignorance, que cela soit dans le cadre de problèmes pratiques ou poétiques. Pour se pencher sur l'écologie, par nature relationnelle, l'histoire de l'art gagnerait à aller dans le sens d'une certaine transversalité. Tout comme l'écologie ne définit pas la Nature, l'histoire de l'art ne définit pas l'Art, mais elle tente tout de même d'en faire une écologie. Cela en étudiant les relations entre les artistes, les acteurs du domaine artistique : spectateurs, collectionneurs, institutions artistiques, conservateurs, commissaires, critiques d'art, etc., et le milieu, alors qualifié de milieu artistique, dans lequel ils vivent. Il s'agit de pointer des relations, des processus dynamiques, et de créer un discours pour les rendre intelligibles, dans un magma historique pré-ordonné. La représentation d’une œuvre se fait par le biais d’un ensemble d’intermédiaires, qui lient œuvre d’art et société. En ce sens, elle tente de mettre au jour, en la jetant en avant, en la mettant à distance, par le discours, une certaine écologie de l'art, tout en y contribuant de l'intérieur. L'histoire de l'art c'est ce que font les historiens de l'art de se que font les artistes de l'art (Richard Leeman). Si l’histoire de l’art analyse beaucoup la forme (matériaux, techniques, styles), elle étudie aussi les signes, tangibles ou latents, inscrits par l’auteur dans son œuvre. Elle est un processus de va-et-vient entre la technologie et les acteurs. Force est de constater que l’objet technique se transforme dans sa définition par ses interactions avec la société. Réciproquement, la société avance dans sa définition par ses interactions avec l’objet. Leur processus d’adaptation est donc continu et réciproque. L'art a une véritable fonction de connaissance, il nous enseigne quelque chose du réel, sur un mode qui lui est propre. Au sein du réseau ALOTOF, l'entrée des artistes dans un travail de recherche et de création oscille entre projet artistique (énoncé), problématique pratique et expérimentation, en particulier technique (mais sans toutefois placer cette dernière à l'extérieur). Le tout sur la trame que chacun participe à tisser, un réseau intelligent, évolutif et générateur. Cette approche de la recherche et de la création, autorise une relation particulière aux autres disciplines de recherche, techniques et scientifiques. Ainsi, les artistes peuvent partir de recherches déjà existantes, et même parfois de développements déjà expérimentés, pour les reprendre, les poursuivre, les (ré)orienter et les mettre en œuvre, selon une attitude à la fois pragmatique et réflexive, prospective et critique. Dans ce cadre-ci, en particulier, la politique et l'art, comme les savoirs, construisent des réagencements matériels des signes et des images, des rapports entre ce qu'on voit et ce qu'on dit, entre ce qu'on fait et ce qu'on peut faire, autrement dit, des « fictions ». Les énoncés, qu'ils soient politiques ou littéraires dessinent des communautés aléatoires qui contribuent à la formation de collectifs d'énonciation qui eux-mêmes remettent en question la distribution des rôles, des territoires et des langages : « Les énoncés font effet dans le réel. Ils définissent des modèles de parole ou d'action mais aussi des régimes d'intensité sensible. Ils dressent des cartes du visible, des trajectoires entre le visible et le dictible, des rapports entre des modes de l'être, des modes du faire et des modes du dire. Ils définissent des variations des intensités sensibles, des perceptions et des capacités des corps. Ils s'emparent aussi des humains quelconques, ils creusent des écarts, ouvrent des dérivations, modifient les manières, les vitesses et les trajets selon lesquels ils adhèrent à une condition, réagissent à une situation, reconnaissent leurs images. Ils reconfigurent la carte du sensible en brouillant la fonctionnalité des gestes et des rythmes adaptés aux cycles naturels de la production, de la reproduction et de la soumission. » (Jacques Rancière, Le partage du sensible, esthétique et politique, ed. La Fabrique, 2000, pp.61-64). La création artistique est-elle si différente de la recherche technologique ? On peut faire des parallèles entre leurs modes de représentation, de valorisation, leurs modes d’exposition. L'éco-système-laboratoire à ciel ouvert ALOTOF, par exemple, se présente tout à la fois comme un espace-temps de rencontres, de réflexions, une tentative de passage vers la société civile, une argumentation pratique, rhétorique, des présentations, des expérimentations qui montrent que les sciences de l'ingénieur sont capables de prendre en charge la dimension esthétique de leur démonstrateur. Les artistes prévoient, inventent, proposent des usages, des applications des technologies développées (proposent parfois une critique, souvent une expérience esthétique et réflexive) et, en même temps, l'objet est sa propre démonstration. Il y a une poétisation de la pratique et de la technique dans cette approche pluridisciplinaire, une prise en compte des usages et des expériences des utilisateurs (humains, animaux ou végétaux), le tout selon une démarche globale, portant aussi bien sur le dispositif, les représentations mises au jeu, la situation et les modalités relationnelles. Un véritable laboratoire porté sur l'écologie, plate-forme d'échanges et de convergences qui n'est pas simplement le lieu de collaborations entre artistes et ingénieurs comme dans les Experiments in Art and Technology (à partir de 1966) et l'Art and Technology Program (entre 1967 et 1971) - bien qu'il y ait eu une véritable orientation culturelle et sociale dans le contexte des E.A.T. - , mais le lieu de pratiques de décloisonnement entre les disciplines, de situations d'échanges. Le but est également d'éliminer le fossé qui existe entre l'individu et les changements technologiques pour offrir la diversité, le plaisir et des voies afin de favoriser l'exploration et la participation de l'individu dans la vie contemporaine. Dr. Anaïs Rolez ====== Réseau européen Art coop trans-inter-bio-techno-media ====== **Texte d'Anaïs pour proposition EUROPE CREATIVE - 01/10/17** Faire ensemble : Les arts en tant que formes langagières libérées, participent très largement à la construction d’une sociabilité édifiée sur la trame d’une dialectique nécessairement plurielle. Le point commun entre les intentions de SNHack, de (n), de KRA, de THEUN/FOAM/Sattelitgroep ?, de la Boîte Carrée, c'est peut-être, en un premier lieu, la recherche d'autonomie. Cette façon de chercher à être autonomes, ensemble. Bien que dans l'idée, cela puisse paraître paradoxal, l'expérience que nous partageons, elle, nous semble bien naturelle. Peut-être est-ce là le propre de l'art, celui d'accueillir l'expérience des contradictions avec le plus grand naturel. Voilà comment nous pourrions introduire notre recherche, par le rapprochement de ces notions d'autonomie et de réseau, par la multiplication des expériences concrètes car vécues. Expériences du paradoxe, très actuel, tension née du rapprochement de ce qui ne se conçoit que dans l'opposition apparente, et pourtant se vit : l'autonomie et l'inter-dépendance. Il n'est pas question d'opposer l'artificialité au naturel. Non, car cela voudrait dire que nous opposons la technique à la nature. Si la nature est ce qui se produit soi-même, la nature est autonome. Peut-être est-ce de cette autonomie là dont il est question. Et c'est pour sa capacité de dévoiler la nature que l'essence de la technique nous intéresse. L'emprunt à la techno-esthétique dont parle Gilbert Simondon peut nous éclairer à cet égard : c’est comme dévoilement, non comme fabrication, que la tekhnè est une pro-duction. Et si, dans l'expérience, nous nous servons de techniques pour fabriquer, pour produire, c'est sur le mode de la poïesis, c'est-à-dire que dans le moment même la technique produit quelque chose d'utile, elle dévoile sa différence avec la nature. C'est en imitant, en prolongeant les manières d'être de la nature, que la technique (poiesis) nous permet de mieux la dévoiler, c'est en mettant en évidence cette différence entre la nature et la technique qui cherche à l'imiter, c'est en s'y rendant attentif. Notre démarche n'est pas celle du questionnement (philosophique) de la nature (de l'art). Nous avons bien compris les différences qu'il y avait, dans la philosophie, entre praxis et poiesis entre technè et épistémè. Mais nous sommes plus proches, dans nos démarches de la théorie que de la philosophie. Car il s'agit d'art. La fait que les acteurs du projet soit des artistes pose quelque peu le décor : c'est cela qui les rapproche, et c'est cela qui les distingue aussi. En théorie, tout est possible. La théorie, c'est ce que nous vivons quand nous faisons l'expérience de la virtualisation. Pratiquer le virtuel, aujourd'hui, ce n'est pourtant pas vivre en théorie. Les artistes ici, ne se contentent pas de créer des analogies, et ils ne produise pas quelque chose qui soit analogue à autre chose. Il semble que dans leur fonctionnement collectif, l'interopérabilité soit cruciale. La place de la machine est donc très forte. Les artistes dont il est question ici, font à la fois du semblable (analogique) et du même (numérique). Il s'agit donc à la fois du temps de notre corps et de celui des autres (temps linéaire bien qu'élastique) et du temps numérique (là où la boucle temporelle est possible). Dans nos projets, l'on sent toujours que nous avons rencontré la machine numérique. Cette rencontre a rendu évidente l'aberration, aujourd'hui, de vivre une quelconque expérience de la causalité. Et pourtant, il faut expliquer pourquoi nous ferons quelque chose qui n'a pas encore eu lieu. Cela fonctionne sur le schéma et, étrangement, dans l'expérience. Alors que d'un point de vue purement logique, nous ne pouvons justifier ce que nous ferons plus tard par ce que nous faisons maintenant. Mais comme ceci n'est pas du papier, le malaise est moins grand ! Si nous devons justifier la pertinence d'un rapprochement, en dehors du fait que nous en avons envie, procédons par thématiques communes : Nous travaillons tous dans la thématique Art et Environnement. Cela comprend l'axe Art et écologie. Les modalités d'interaction entre la création artistique et l’environnement géographique, sociohistorique, politique et culturel des artistes sont aujourd'hui modifiées par les technologies dites « du numérique » . Les œuvres d’art ne sont pas étrangères au contexte environnemental, tout comme l’environnement subit aussi l’influence des actions de l’artiste et des œuvres d’art. Nous proposons d'expérimenter des modalités technologiques actuelles pour explorer cette voie qu'est celle de l'environnement. « [...] sous le rythme présent dans tout art et dans toute œuvre de l’art se tient [...] le fondement structurant les relations entre un être vivant et son environnement.» (John Dewey, L'art comme expérience). Nous actualisons la question des lieux et des contextes en art (ouverte depuis les années soixante), au regard des « nouveaux » médias. Nous mettons en œuvre des technologies actuelles et anciennes, développons des techniques (de la ruse) pour servir notre intérêt pour les systèmes naturels. Il est important de préciser ici qu'en art, la fin et les moyens sont la même chose. Les axes principaux de notre recherche sont : Réseaux, technologies de l’information et de la communication, biologie, écologie, systèmes naturels, artificiels ou hybrides. Nous pouvons modeler ou programmer nos environnements, et nos environnements nous modèlent et nous programme. Le concept de programmation étant entendu dans une acception large du terme. Art et écologie land art (Smithon), esthétique des flux Art et éco (logie, nomie, etc). …écho dispositifs de communication à distance (spatiale et temporelle) : son, film, serveur, télécommunication, etc. Comment éprouve-t-on la proximité ? Phénomènes d'amplification, phénomènes de réduction. Comment déplace-t-on l'impression de complexité ? L'entropie c'est notre dilution dans le chaos. Pour exister, tout organisme a besoin de freiner le processus de dépense énergétique (néguentropie et identité). C'est ce qui fait que nous sommes nous alors qu'on change en permanence. Le milieu Où se trouve le milieu ? De l'Umwelt (Jakob von Uexküll et Thomas A. Sebeok), aux trois écologies de Guattari, en passant par Tim Ingold, il y a beaucoup à dire. Le concept d'ère anthropocène revient souvent dans les textes qui parlent de ces projets. Le système naturel de la planète n'est plus séparable de l'activité humaine (les éco-systèmes sont une sous-catégorie qui revient souvent). C'est un thème qui nous positionne d'emblée dans l' « inter ». Notre point de vue se situe dans la frontière. Le fait que les effets de notre présence nous soient perceptibles, ne signifie pas que notre sensation de présence le soit. Comment penser ce qui n'est pas séparable ? C'est la grande question que celle de la perception. Perception qui échappe à notre entendement, et cela provoque un certain vertige (réflexion sur la réflexion d'un irréfléchi). Le monde vécu n'est pas la conception naïve, théorique du monde. Il s'agit au contraire du monde social quotidien, dans lequel la théorie est toujours dirigée vers un but pratique. Toute réflexion, toute activité théorique, y compris la science présuppose en arrière plan le monde vécu. Il y a une relation essentielle entre conscience, expérience et monde vécu. Cette relation apparaît dans notre travail dans ce qu'il montre du paradoxe de la non-localité d'un lieu. Le lieu qui nous sert à ne pas y être (nomadisme), la conscience qui n'est pas centralisée (réseaux de machines et de personnes). Nous pourrions qualifier notre attitude par l'expression « aller voir ailleurs si nous y sommes ». Cette interrogation pratique de la non-localité est bien à l’œuvre dans la sculpture du vivant (processus de communication entre les cellules et conscience cellulaire – voir le phénomène d'apoptose - qui me semble très proche de la sculpture sociale de Beuys). Art et Réseau Nos activités tournent toutes autour de la notion de réseau, qu'il soit informatique, biologique, social, systémique, etc. Cela nous oblige à penser les connections, penser les passerelles, penser les flux. Et plus concrètement, nous proposons de penser (d'éprouver) le paysage à l'ère des infrastructures informatiques (serveurs, circulation des données). Le paysage n'est pas nécessairement ce que l'on voit mais peut-être d'avantage ce que l'on construit. Cette notion datant de l'invention de la fenêtre, et de celle des jardins (qui nous permettent de nous représenter le monde). Même si les informaticiens n'ont pas besoin de passer par les icônes, et les fenêtres, l’histoire de l'informatique nous apprend que les premières interfaces ont été conçues par analogie avec le palais mental, l'art de la mémoire et de la programmation. Cette question de la (non)localité est encore présente ici, localité de la mémoire, localité de l'hypertexte, localité du programme, localité de l'infra-structure. Qu'est-ce que faire l'expérience de l'infra-stucture ? Ce qu'il y a d'infra est bien présent mais comment ? N'est-ce pas l'un des (vieux) rôles de l'artiste que celui de faire apparaître ce que nous ne voyons pas ? Nous sommes toujours dans une zone « entre », celle de ce que Duchamp qualifiait d'inframince. Une autre de nos démarches communes semble être celle de penser / faire l'expérience des espaces intermédiaires, des espaces (dont nous révélons la transformation), et cela dans des temporalités multiples, parfois coexistantes. Les lignes entre les lignes, comme l'invention du concept d'intermédialité par Higgins, répondait à une certaine évaporation des frontières artistiques entre les médias, dans les années 1960, ce à quoi répondait Roberto Barbanti avec le concept d'ultramédialité (développer), il y a des zones floues aujourd'hui : la rencontre entre le biologique et le technologique, la rencontre entre l'unique et le multiple (prototype et frontière), entre robotique et écologie, entre système (structure) et hybride (penser la greffe), les communications multisensorielles nous renvoient à la non localité de la perception. Le paysage c'est peut-être aussi la perception d'un horizon. Horizon qui nous renvoie, paradoxalement, à l'endroit à partir duquel nous ne recevons plus d'information. Quel est cet endroit, cette zone qui nous sert de ligne de repère, qui constamment se déplace ? Art et structure Qu'est-ce qu'une structure ? (def de Stéphane Lupasco) Voyons-nous le monde comme la marque de notre propre structure ? Structure légère : Expo Architecture without architects (1964), Bernard Rudofsky, MoMA, New-Yok. Architecture légère, nomade = qu'est-ce que cela implique ? La notion d'autonomie, celle de l'accueil de la transformation (de l'extérieur et de l'intérieur avec le changement de point de vue, le déplacement des idées, polymorphisme, accompagner le mouvement en s'y rendant présent plutôt que de le subir). La structure modulaire : le module dans un monde de répétition et de changement (pensée métrique ou pensée mathématique) question de l'échelle comme mode méta (répétition et changement de la répétition et du changement = système du système mais pas transformation de la transformation car répétition de la transformation) problème de la relativité de la relativité ! = isomorphismes (bijection). Art et espace comment penser les espaces ouverts ? S'il n'y a pas d'espaces fermés ? La question des frontières et de ce qui nous semble tangible (ou immuable) : le sol. Les saisons, les rythmes comme des frontières, le climat (Piotr Kowalski : Manipulateur 4, Sisyphe géomètre). Comment faire entrer quelqu'un dans un endroit où il est déjà ? (analogique=semblable (ligne) / numérique=même (boucle)) = Raymond Ruyer (paradoxe de la conscience et logique de l'automatisme + Embryogenèse du monde). Forme = frontière. Forme = conservation de l'énergie, principe d'identité et néguentropie. = comment penser la transformation ? Les Jardins, les friches (rurales et urbaines), la campagne, sont des lieux qui nous permettent de penser/sentir la transformation, de voir les choses se transformer, lentement. Question de la vitesse. Comment penser un prototype en-dehors de son in-situ, puisqu'il est unique, il est son propre lieu. L’intérêt pour l'activité de bricolage, terme « [ouvrant] de riches questions de recherche. D’abord en termes de rapprochements inusités : entre la technicité et la ruse, l’organisation et le flou, le projet et la contingence, le décidé et le négocié, le sensible et l’intelligible » (F. Odin et C. Thuderoz (dir.), Des mondes bricolés ? Arts et sciences à l’épreuve de la notion de bricolage, Presses polytechniques et universitaires romandes, Coll "METIS Lyon Tech", 2011, p.7). Atelier comme environnement. Esprit comme boîte à outils. bricolage, ingéniosité = multiplier les expériences qui permettent de retrouver une sensation d'être présent. D'être là même si c'est partout ou nulle part. D'être dans un temps donné, temps que nous éprouvons car nous en percevons les effets, temps qui est partagé avec d'autres qui nous permettent de nous sentir présents, par les sensations que nos relations nous font éprouver. Comme l'esprit se déplace, est-il nomade ? Les projets mettent souvent en avant une certaine trans-versalité (des fonction, des usages). Cuisiner, danser, construire, jardiner, sont des activités trans-formatrices. La notion de trans-disciplinarité renvoie au contexte d'énonciation. Pourquoi un biologiste n'est pas un cuisinier alors qu'il fait la cuisine ? Il est convenu de dire qu'aujourd'hui, la fonction de l'artiste (il est multi / poly), est à la fois non spécifique et spécifique. Il me semble que les artistes du réseau ont en commun la volonté de partager cette autorisation à être soi-même polyvalent, avec des personnes qui ne sont pas forcément des artistes. Le contexte artistique a cela de facilitant que de permettre à chacun d'accueillir sa propre polyvalence sans qu'il soit question de pratique amateure puisque la pratique n'est justement pas spécifiée. Il est peut-être d'avantage question d'actualiser que d'activer (l'actualisation appelle la notion de potentialité alors que celle d'activation appelle d'avantage celle de l'usage. Le potentiel n'est pas pré-déterminé contrairement à l'activation. Il faudrait approfondir la question car celle-ci touche au finalisme. Il me semble qu'il n'y a justement pas de finalité ici. La présence rendre présent = par des ateliers = participer c'est se rendre acteur avec une certaine volonté de l'être (pas simplement en percevant). Par des provocations de la pensée. En étant là (politiquement parlant), et aussi en se rendant disponible à l'expérience partagée de la présence. Rendre présent, par les technologies, au déroulement des saisons, des cycles naturels, à la sensation de l'intime (de l'intense proximité), ce qui nous renvoie à l'habitat (universel en tant que concept mais intime dans l'expérience, même lorsqu'il est partagé). Créer des habitats partagés c'est créer des espaces d'intimité collective). Intimité = connivence : vieille branche :-) Se rendre disponible dans des espaces ouverts, non spécifiques = provoquer le surgissement de possibilités. Révéler les potentialités = la charge des lieux, des moments, de tout. Les usages non définis sont plus facilement appropriables. Liberté, flexibilité, adaptabilité, ajustement, spontanéité = transformation. Laisser la possibilité de se faire sur-prendre, c'est-à-dire de la surprise, celle qui rend intensément présent. À inclure : La science peut être comprise en tant qu'elle est une subjectivité collective (à développer). La rencontre art / science dans ce qu'elle a de plus intime, dans l'impossibilité de définir leurs frontières (origine métaphysique des deux). Valeur de connaissance en tant qu'expérience et non simplement de savoir. = nous sommes dans le paysage. L'inscription corporelle de l'esprit (Francisco Varela). notion de « crise » en art avec la crise climatique recherche\\ connaissance\\ analyse critique\\ savoir théorique et pratique\\ que veut dire « in situ », à l'ère des télécommunications ?\\ Comment être autonome ensemble ?\\ Perception et virtualité (sensori-moteur et sémiotico-cognitif)\\ réalité virtuelle\\ robotique environnementale\\ art transplantation bio art\\ biotop\\ new ecological media art\\ expédition\\ aller voir ailleurs si on y est\\ recherche action\\ à explorer : ===== NOTES ===== **EXPERICOOP (titre provisoire)** \\ **INTERMISSION (proposé par (n))** \\ **ART TRANSPLANTATION (proposé par Guy)** \\ Participants identifiés ? : Marina Pirot-Dom Leroy (n) & SNhack /yan-julie Rambaud (La boite carrée) / Nicolas Gautron / Jerôme Joy /jef-anaïs/SNhack/Guy Van Belle / KRA-Theun Karelse / FOAM \\ 1ere session "design de projet" avec Relais Culture Europe et Région des Pays de la Loire début Novembre 2016 > constitution d'un groupe de travail local et référents à l'étranger (Guy-KRA-Rép Tchèque + Theun-FOAM-Pays-Bas) \\ 1ere réunion du mardi 18 octobre - 20h45>22h00 au 2A Rue Nicolas Copernic, 44400 Rezé \\ Prochain rendez-vous avec relais culture europe et Région des Pays de la Loire : mercredi 7 Décembre \\ 1-Prises de notes lors de la première session/atelier "design de projet" avec Relais Culture Europe début novembre 2016 /(objet de la discussion du 18 octobre) : mots clés : Innovation, transformation, usagers et utilisateurs Expérimenter des solutions/innovations ouvertes, transversales, transdiciplinaires (ex : 27em région) - Design itératif / Design thinking Exploration de notre environnement dans un sens large (techno, social, territorial...), quels enjeux en terme de transformation (des usagers, des activités) ? 1- mon environnement ? \\ 2-enjeux problématiques ? \\ 3-Pour qui ? \\ 4-Avec qui ? \\ Définir les endroits possibles de transformation (zone de tension, rupture), enjeux sociaux, économiques, quels modes de production, de création, d'interaction ? quels endroits de transformation ? Avec quels "usages" pour quels "usages" / A partir de la pratique (révolution des usages ?) / questionner quels usages/sur plusieurs échelles (locale, europe, mondiale) \\ 2-Résumé d'un atelier à l'hotel de région (novembre 2016) en groupe de 3 personnes (Dom de (n) et SNhack anciennement APO33/ECOS/PCP + Aurelie de Mire + Julie de La Paperie) : Invention de techniques d'ouverture dans l'espace, dans le temps, dans les contenus / processus de travail dans les espaces intermédiaires, des espaces en transformation qui conditionnent les projets artistiques, projets in-situ sur des temps longs dans des espaces ouverts (ex : friches rurales/urbaines) / le travail des artistes dans un contexte donné ouvre (provoque) des possibilités (ex : nouveaux usages) / le citoyen découvre des processus de création (ex: sous le forme de workshops avec effet de retro-action, il peut se réapproprier les lieux et le travail artistique) / qualité des espaces publiques aux usages non-définis (appropriables) qui offre de la fléxibilité dans les approches et dans l'accueil d'actions artistiques (liberté de travail, réajustement, spontanéité/ex d'un estrade pour admirer un coucher de soleil) / expérimenter des pratiques de paysage, architectures légères/nomades /créer de nouveaux points de vue/ Projets hybrides et polymorphes/question du nomadisme qui permet de se déplacer et travailler en profondeur dans un contexte donné/ la question du sol / la question de la transversalité entre arts plastiques/jardin/cuisine/architecture/danse.... \\ 3-On peut partir de ces premiers éléments pour co-écrire un texte, sorte de "convergence" entre les différents partenaires : \\ Présentation des partenaires & liens internet : \\ A-Machine Wilderness (Foam, Amsterdam) http://machinewilderness.net/about/ Contexte : Satellietgroep (Sand motor /Rotterdam) http://www.satellietgroep.nl \\ Machine Wilderness is an art&science program dedicated to reimagining the role of technology in living landscapes, through in situ prototyping of ecological robotics and hybrid systems. Through fieldwork in a series of specific locations, landscapes and habitats we set out for a technology that moves towards intimacy and is attuned to seasons, cycles, multisensorial communication and material flows. contact: info[at]machinewilderness[dot]net \\ The challenges associated with the anthropocene make evident that the Earth’s systems do not exist separate to human activities. Natural processes flow unstoppably into human infrastructures and whatever human culture produces is embedded within natural systems. The emerging climate crisis and environmental damage show that our design processes underestimate the level of exposure of our landscapes to human activity. Our infrastructures, technologies and machines are not temporary visitors to our landscapes, they are permanent inhabitants. Machine Wilderness explores what our technologies could look like if they are native to our landscapes, part of material flows, foodchains and layers of communication. In particular it looks at environmental robotics, designing ‘pseudo-organisms’ that relate to specific habitats. This program starts from the viewpoint of an organism as an expression of it’s habitat and works within a longterm view of interacting populations surfing collectively on the geological and meteorological currents that carry them.The words machine and robot are not used here in the sense of devices aimed at efficiently performing a rudimentary utilitarian task, but rather as subtle man-made nodes that act according to flows and processes. At what level of subtlety and sympathy does a machine cease to be a machine in it’s classic sense? How can our technology relate to the subtleties and grace exhibited by biological organisms and the timeframes of natural cycles? To explore these questions Machine Wilderness explores experimental design methods that aim to include diverse ways of knowing. In collaboration with artists, ecologists, engineers, choreographers, designers, environmental philosophers, farmers and many others from diverse backgrounds we aim to trace out new contours and map new domains for ecological robotics based on specific landscapes, ecosystems, habitats and locations. Program: includes a symposium, workshop-series and expeditions aimed at in-situ prototyping. more info: http://machinewilderness.net/ sign up for the newsletter, with updates and open calls: newsletter note: Machine Wilderness was the theme given by curator Andrea Polli to the wonderful ISEA 2012 symposium, and originates from writings by cultural geographer Ron Horvath in the 1960s. It is used here with full respect for that context. \\ B-KRA – Kravín Rural Arts (Hranice, CZ) http://yo-yo-yo.org/kravin/ WHERE ARE WE? Hranice 6 58301 Chotěboř \\ KRA – Kravín Rural Arts is situated in the Vysočina region of the Czech Republic – a hilly area of Železné hory (Iron mountains) – in a small village Hranice u Malče. The mansion and stables were built in the 18th century and rebuilt many times after. Currently, KRA is establishing longer term programs with artists and other organizations in the countryside, interested in an ecological reconversion of the (media) arts. Apart from its own thematic lines, KRA is welcoming individual and group initiatives that are conform with its mission, and are interested in artistic-ecological research and development with a strong multidisciplinary nature. The future is the countryside, countrywide! KRA = “floe” or “iceberg”, an allusion to ecology and climatic changes KRÁ = “kaw” or “kaah” relates to raven as a symbol of art, playfulness and creativity. Ravens, among the few wild animals, make their own tools to play with. Raven in mythology are often a tricksters, disobeying rules and conventional behavior. \\ KRAVÍN (cowshed). Because it is to cows we are indebted for this place. … there is a facebook page available: https://www.facebook.com/KRAv%C3%ADn-rural-arts-Vyso%C4%8Dina-850245748369498/?fref=ts … for the historical development of kravín, past actions and events, a wonderful documentation is still maintained by Yo-Yo, home of the infamous and irreplacable RurArtMap! \\ C-(n)A-nomadic atelier (Saint-Nazaire, Pointe de la Torche, Finistère - Espagne + Portugal) & Snhack (Nantes, Saint-Nazaire, Fr) \\ Le (n)A comme nomadic atelier interroge par sa propre activité l’espace de travail artistique et la notion d’atelier en lien avec son environnement. En créant des temps de diffusion le (n)A met en rapport la question de l’autonomie, du contexte, des moyens de production et des communautés artistiques qu’engage l’émergence d’un projet. Chaque phase du processus de conception, de construction et de réalisation du (n)A constitue une recherche artistique qui pourra être partagée lors d’évènements publics ; temps propices à une réappropriation par les acteurs locaux et les partenaires. Dans le cadre du projet "Intermission", nous proposons donc la conception, la réalisation et l'activation de ce lieu mobile. Ce développement nous aide à créer des temps dynamiques où l’atelier nomade se définit progressivement. \\ Principe : Le (n)A est un atelier nomade fabriqué à partir d’une ancienne cabane de chantier de travaux publics, une unité mobile autonôme destinée à des courts séjours de travail. Espace de rangement pour petit outillage, matériel multi-médias, électronique, documentation et matériaux divers, il peut servir plus ponctuellement de support (camp de base) pour des présentations et des ateliers publics (ex : workshops avec les écoles d’art et lieux partenaires) organisés en éxtérieur. L’atelier comporte les commodités de base et principalement des rangements et espaces de travail modulables (tables, établis…), multitudes de boîtes repertoriées. Le (n)A est économe en énergie et est capable d’offrir le confort nécessaire à un travail d’écriture, de conception et de réalisation. Projet expérimental, le (n)A est implanté temporairement sur des espaces vacants (vides urbains, interstices au sein de programmes d’urbanismes) et explore l’alliance entre le nomadisme, les mutations sociales, culturelles et écologiques de nos villes et campagnes. Lieu de recherche, de pratique et de création artistique, c’est également un lieu d’interaction, d’échange et d’expérimentation avec le contexte et les paysages où il est implanté temporairement. Le volume du (n)A d’environ 30 m³ pourra éventuellement se déplier au moyen de structures plus légères (ex : filets/toiles tendues sur structures aluminium démontables). Le toit considéré comme une partie de l’atelier fera l’objet d’expérimentations pour augmenter la surface et les performances thermiques du lieu. Des parties vitrées en façade seront rénovées pour laisser pénétrer un maximum de soleil en hiver, améliorant ainsi le chauffage passif, tout en pouvant être occultées par temps froid. Des hublots en partie supérieure assurent une aération efficace durant l’été. Les éléments et espaces intérieurs sont modulables, le (n)A peut ainsi se vider entièrement de son contenu pour des présentations, expositions, des temps de partage avec le public et pour les déplacements, il s’adapte aux différents usages. L’intérieur est de couleur claire (en panneaux bois peuplier) pour accroître la luminosité et réduire de ce fait les besoins d’éclairage artificiel. Le (n)A est conçu de façon à générer une emprunte écologique minimale, aussi bien lors de sa reconversion que pendant son fonctionnement. Il repose sur un système qui ne boulverse pas le terrain lors de son montage. Il est facile d’éffacer les traces d’implantation après le retrait du module (des piliers peuvent être ajustés en fonction de la topographie, sans contraintes importantes d’excavation ou remblayage). L’atelier intègre une série de dispositifs énergétiques écologiques ingénieux fabriqués grâce à la récupération d’appareils et de matériaux (ex : chauffe-eau solaire entièrement auto-construit avec radiateurs de voiture). Les aménagements intérieurs du (n)A sont construits avec des panneaux de carton et du contre-plaqué qui associent résistance structurelle et isolation thermique (pour créer une enveloppe à haute performance thermique). Espace connectable et circulant sur le territoire Le (n)A est stationné sur un terrain appartenant au Département de Loire Atlantique dans le prolongement du PCP à Saint Nazaire. Sa réalisation inaugure un programme de réflexion sur la notion d’architecture, d’espace de travail et d’élaboration artistique sur le territoire. Ce programme que je baptise PPCP (Post PCP suite à 2 ans de travail au PCP) est donc un projet expérimental pilote, le (n)A comme recherche/action est l’occasion d’initier un premier réseau de compétences pour accompagner l’implantation d’un lieu de travail et de diffusion sur l’espace public. Ce réseau composé de personnes ressources (ex : architectes, services d’urbanisme et professionnels des colléctivités…) s’appuie sur l’expérience du (n)A pour élaborer des outils et méthodes pour faciliter la conception, l’implantation et l’aménagement de lieux de travail répondant aux besoins de la communauté artistique locale (ex : l’élaboration de conventions entre artistes et propriétaires privés ou collectivités pour encadrer la mise à disposition de locaux, de terrains, les raccordements aux réseaux). Cette première expérience sera documentée et partagée. A l’image des logiciels libres, la communauté artistique pourra s’inspirer et s’appuyer sur cette expérience (Open Source : les plans et les données techniques étant disponibles à tous, sollicitant la contribution et les amendements). Ce programme répond à plusieurs objectifs : Combler et répondre au manque patent d'ateliers d'artistes (sur le département) en inventant des alternatives, Prolonger cette problématique par une initiative concrète et pragmatique de développement d'ateliers d'artistes en auto-construction partielle, légers et nomades, Imaginer comment ce qui paraît isolé (l'atelier d'un ou d'une artiste) devient un espace connectable et circulant sur un territoire, et permet ainsi de créer d'autres réseaux de connexion et de circulation dans l'espace social, Ouvrir pour la communauté artistique un programme perspectif, qui lui permet de se connecter avec une politique de la ville concernant les espaces « entre-deux » (entre arrêt d'une activité et nouveau projet immobilier), ainsi des terrains délaissés ou laissés vacants avant montage immobilier pourraient servir d'accueil à un atelier modulaire et mobile. \\ D-La boite carrée (projet nomade -Nantes <>Portugal) http://laboitecarree.blogspot.fr/ \\ La boîte carrée est une association Loi 1901 consacrée à la diffusion et la réalisation de courts-métrages. Née en 2009, elle s’est essentiellement illustrée avec « les films du camion », projet axé sur la programmation et la diffusion de courts-métrages dans l'espace public. les-films-du-camion \\ Dans la convivialité, l'association cherche à : - développer des actions culturelles en dehors ou aux côtés des lieux habituellement consacrés ; - sensibiliser un large public à la création actuelle et promouvoir la diversité des pratiques artistiques ; - tisser des liens avec d’autres associations ou collectifs ; - concevoir et mettre en place des dispositifs de monstration originaux ; - proposer des activités pédagogiques en lien avec la création cinématographique (stages ou interventions en milieu scolaire et associatif). \\ Après rupture d'allumage en 2013, l'association a redéfini ses envies. \\ Nouvelle échelle : depuis 2015, c'est en autocar que La Boîte Carrée sillonne les routes. Nouvelle profondeur : la déambulation est devenue européenne. \\ Résolument nomade, la boîte carrée reste en quête d’échanges, de pratiques et d'idées différentes pour un cinéma indépendant, alternatif, poétique, bricolé, réinventé… \\ Propositions de Guy/ Kra was also writing this draft as a kra.land version (October 2015) \\ Art Transplantations is providing a combined theoretical and practical context for investigating the art of transplanting arts, and getting skilled in performing the complex operations successfully. Providing an existing biotope with a new art, to make it more beautiful and functioning all together! \\ KRA Hranice is the first Open Art Transplant Center in central Europe. Beginning and experienced art doctors who want to specialise in this new but exciting branch, can apply with an engaging proposal for a short Research Residency. KRA will support the post doc art research with a free introductory Advanced Art Failure program on location. We focus on the physical, psychological, emotional and practical needs of a new ecological media art, remediating the current times infected with end-stage art disease through transplantation and post-transplant care. Our research team members are currently studying new methods to lengthen the amount of time art remains viable for transplantation and are constantly exploring new ways to improve the transplant experience. Additionally, our KraLab is welcoming projects that work with and improve the Assist Devices for the Creative Left (ADCLs). For instance Tube/Nádrž which is co-developed by our partner (n) from Nantes/Saint-Nazaire. \\ More information about the program and how to apply: hinterland@kra.land, ArtDr. \\ nice, let’s look into it further and maybe contact laboral, could anais manage? \\ maybe kra and n(A) should next to the laboral's nomad cinema so something like RTC: resonating tubes connected, or a real time (shared sound) cinema setting up connected resonating objects around EU? any other possible partners? ralf has an organization? \\ looked it up and we can use as many RTC’s as possible in the texts and promo \\ Rail Traffic Controller Rails to Trails Conservancy Rails to Trails Conservancy's Rails-to- Trails Conservancy Rainbow Travel Company randomized topology control Rapid Transport Protocol rates terms and conditions Rational Team Concert Reach The Children Ready To Cover Real Time Captionist Real Time Centre Real Time Chat Real Time Cinematics Real Time Clock Real Time Communications Real Time Communicator Real Time Computing Real Time Connection Real Time Console Real Tuff Crustaceans Real-Time Computer Real-Time Control Really Tough Crowd Record of Rights, Tenancy, and Crop Inspection Recorder Talker And Checker Recovery Through Christ Recruit Training Command Recruitment Training Center Redstone Test Center Regional Technical College Regional Technical Committee Regional Technological Capability Regional Training Center Regional Training Conference Regional Transit Connection Regional Transportation Commission Regional Transportation Council Release To Certification Religious Technology Center Religious Training Centre Remote Tower Centre Renton Technical College Replacement Training Company Required To Create Research and Training Center Researching The Cosmos Reservation Telephone Cooperative Residential Treatment Center Residential Treatment Centers Resolution Trust Corporation Return to clinic Return To Control Return To Customer Rich Text Compressed Right To Carry Right To Censor Road Traffic Collision Roast Turkey Cooking Rocksports Training Camp Rook Twink Cookie Room Temperature Cure Round Table Crew and even Rotterdam Terror Corps!!! (I remember them, they were hard and loud! with their hit God is a Gabber!!! and … https://www.youtube.com/watch?v=9rSzyaUnYVU hihi)